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Les cabinets de recrutement en Roumanie ne fonctionnent pas tous de la même façon. Certains font du placement, d’autres de l’intérim français, d’autres encore du détachement. Pour une entreprise française, chaque modèle se distingue par son employeur, les métiers couverts, les délais, les coûts en euros et les pièces à vérifier avant de signer.
Quel modèle choisir pour recruter en Roumanie ?
Une agence de recrutement en Roumanie peut faire du placement, de l’intérim ou du détachement. La différence est juridique avant d’être commerciale. Le modèle choisi détermine l’employeur, le pays du contrat de travail, les formalités et la répartition des responsabilités. Le premier critère de comparaison reste donc la nature exacte de l’opération proposée.

Qui emploie le personnel dans chaque modèle ?
Dans le placement de personnel, le cabinet cherche et présélectionne des candidats roumains. L’entreprise française qui les embauche devient ensuite leur employeur : il n’y a donc pas de détachement. Une agence d’intérim française peut aussi recruter en Roumanie, puis employer les candidats sous contrat français et les mettre à disposition en France. Recruter les candidats en Roumanie ne fait pas de cette opération un détachement.
L’intérim en Roumanie suit une autre logique. L’agence roumaine reste l’employeur des salariés envoyés temporairement chez l’entreprise utilisatrice française. Dans une prestation autonome, c’est l’entreprise roumaine qui organise le travail convenu et en porte la responsabilité.
| Modèle | Employeur | Contrat de travail | Détachement |
| Placement | Entreprise française | Français | Non |
| Intérim français | Agence française | Français | Non |
| Intérim roumain détaché | Agence roumaine | Roumain | Oui |
| Prestation autonome | Prestataire roumain | Roumain | Oui, le prestataire organise le travail |
Placement et intérim sous contrat français
Un cabinet de recrutement peut sélectionner des candidats à partir d’un profil défini. Pour les fonctions spécialisées, il peut aussi approcher directement des professionnels déjà en poste : c’est le head-hunting, ou chasse de têtes.
- Autorisation de travail : un citoyen roumain peut être embauché en France sans l’autorisation exigée des ressortissants de pays tiers, selon Service-Public.
- Déclaration d’embauche : l’employeur français effectue la déclaration préalable à l’embauche (DPAE) avant la prise de poste, comme l’impose le Code du travail.
- Régime applicable : le contrat de travail et le régime social sont ceux de la France.
- Garantie de l’agence : une entreprise française de travail temporaire doit disposer d’une garantie financière couvrant notamment les salaires, les indemnités et les cotisations.
Selon le Code du travail, cette garantie représente au moins 8 % du chiffre d’affaires de travail temporaire de l’agence. Le décret n° 2025-1350 fixe son minimum à 151 445 € en 2026.
Intérim roumain détaché ou prestation autonome
En Roumanie, seule une personne morale autorisée peut exercer comme agence de travail temporaire, selon la décision gouvernementale n° 1.256 du 21 décembre 2011. L’agence doit constituer une garantie égale à 25 salaires minimums bruts nationaux, plus certaines contributions patronales. Cette garantie ne fait pas partie du prix facturé au client. Perf Intérim est une agence roumaine d’intérim pour travailleurs détachés qualifiés en France : nous gérons leur mise à disposition et les démarches administratives.
Une prestation autonome porte sur un résultat, organisé par le prestataire. L’intérim, lui, encadre la mise à disposition de personnel. Selon le Code du travail, une simple fourniture lucrative de main-d’œuvre présentée comme de la sous-traitance expose au risque de prêt illicite de main-d’œuvre ou de marchandage.
Quels métiers et quels critères de sélection ?
Le recrutement de personnel en Roumanie vise d’abord les métiers en tension en France. La comparaison des services de recrutement porte donc sur deux points : les secteurs couverts et la rigueur de la sélection. Un vivier large ne suffit pas si les compétences ne sont pas vérifiées avant le départ.

Les profils recherchés par secteur
Dans le bâtiment, Perf Intérim propose des maçons, plaquistes, carreleurs, charpentiers, électriciens, plombiers et conducteurs d’engins. La demande est forte : selon France Travail, 65 % des 143 000 projets de recrutement prévus dans la construction en 2026 sont jugés difficiles.
Dans l’industrie et la logistique, nous proposons des soudeurs, des opérateurs CNC, des techniciens de maintenance, des caristes et des préparateurs de commandes. Pour le transport, nous recrutons aussi des conducteurs poids lourds. Ces profils sont détaillés dans notre page sur l’intérim dans l’industrie et la logistique.
Nos missions couvrent également l’agriculture, l’hôtellerie-restauration, la distribution et la santé. Ce recrutement international de personnel permet de répondre à des besoins variés, qui vont bien au-delà du chantier.
Compétences, références et qualifications vérifiées
Pour du personnel qualifié, la sélection peut combiner entretiens, tests techniques, références professionnelles et évaluation du français utile aux échanges et aux consignes de sécurité. Perf Intérim vérifie les diplômes et habilitations exigés par le poste, notamment les CACES et les habilitations électriques. Ces étapes sont décrites dans notre guide pour recruter du personnel qualifié en Roumanie.
Pour une profession réglementée, deux étapes peuvent s’ajouter à l’évaluation des compétences : la reconnaissance du diplôme et la vérification des conditions d’exercice en France.
La méthode de sélection de Perf Intérim
Perf Intérim dispose d’un vivier de plus de 100 000 profils répartis sur une trentaine de spécialités. Les disponibilités sont mises à jour chaque mois.
Notre processus de recrutement suit trois étapes :
- Entretien téléphonique : premier échange avec le candidat.
- Test adapté au métier : le seuil de réussite est fixé à 85 %.
- Entretien vidéo : le candidat échange avec un expert du métier ou du secteur.
Avant le départ, chaque candidat suit 40 heures de français orienté métier : vocabulaire technique, consignes de sécurité. Un module interculturel complète cette préparation.
Quels délais prévoir avant la prise de poste ?
Pour un recrutement de travailleurs détachés, trois délais se suivent : la recherche du candidat, les formalités, puis l’arrivée sur le lieu de mission. Les confondre fausse le calendrier. Une entreprise de recrutement sérieuse distingue clairement chacune de ces étapes.
Le temps nécessaire pour trouver un candidat
Selon l’association professionnelle roumaine AFSRU, 77 % des recrutements observés pour des ouvriers et employés de terrain prennent de 1 à 3 semaines. C’est un repère, pas un engagement : le délai dépend du métier, du bassin de recrutement, de la disponibilité des candidats et des qualifications à vérifier. Pour une profession réglementée, la reconnaissance du diplôme peut allonger le calendrier.
Perf Intérim met à disposition des travailleurs roumains qualifiés en 15 jours maximum, selon les caractéristiques de la mission et les formalités applicables.
Les formalités à anticiper avant l’arrivée
Quand le détachement doit être déclaré, l’employeur étranger transmet la déclaration SIPSI avant le début de l’intervention. Nous recommandons de lancer les formalités environ 15 jours à l’avance. Le certificat A1 n’a pas de délai de délivrance commun à toute l’Europe : il dépend du dossier et de l’institution compétente. Enfin, la décision gouvernementale roumaine n° 1.256 prévoit 30 jours pour autoriser une agence de travail temporaire, et une éventuelle demande de régularisation dans les 7 jours ouvrables prolonge ce délai. Ce délai concerne l’agence elle-même, pas chaque mission.
L’arrivée et la continuité de la mission
Il s’écoule généralement 5 à 10 jours entre la signature du devis et l’arrivée d’un travailleur détaché roumain chez Perf Intérim. En cas d’urgence, une arrivée en moins de 5 jours est possible. Nous organisons le voyage depuis Bucarest et réservons un hébergement proche du lieu de mission.
En cas d’absence ou si le profil ne convient pas, nous pouvons organiser un remplacement sous 5 jours. Il faut alors vérifier quelles formalités individuelles doivent être refaites pour le nouveau salarié.
Combien coûte le recrutement de personnel roumain ?
Le coût dépend de trois éléments : le salaire dû en France, les charges applicables et le périmètre de la prestation de l’intermédiaire. Qu’il s’agisse d’un cabinet de recrutement ou d’une agence de travail temporaire, une comparaison fiable se fait toujours poste par poste.
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La rémunération et les charges applicables
Depuis le 1er juin 2026, le SMIC est de 12,31 € brut de l’heure, soit 1 867,02 € brut par mois pour 35 heures, selon le ministère du Travail et Service-Public. Cela fait 22 404,20 € brut par an. Le minimum fixé par une convention collective peut être plus élevé. Pour 2026, l’Urssaf publie notamment ces cotisations patronales :
- Assurance chômage et AGS : 4 % et 0,25 %.
- Contribution solidarité autonomie : 0,30 %.
- Vieillesse : 2,11 % sur la totalité du salaire et 8,55 % dans la limite du plafond.
- Allocations familiales : 3,45 % ou 5,25 % selon la rémunération.
Additionner ces taux ne donne pas un taux patronal valable pour tous. Le coût réel dépend aussi du risque d’accidents du travail, de l’effectif et des réductions de cotisations applicables.
Les postes à comparer sur chaque devis
Aucune source française consultée ne fixe un pourcentage légal d’honoraires ni un coefficient de facturation d’intérim commun à tous. Ce sont le contrat et le devis qui fixent le prix. Le coût complet se décompose ainsi :
- Salaire et charges : rémunération brute, charges employeur applicables et indemnités.
- Frais de séjour : logement, transport et repas.
- Intermédiation : gestion administrative et frais ou marge de l’agence.
Comparer deux offres sur le seul taux horaire ne suffit pas. Dans une décomposition indicative, Perf Intérim prévoit un forfait d’hébergement de 450 € par mois. Le transport, les repas ou un éventuel remplacement sont inclus ou non selon le forfait négocié.
Des écarts de coûts à interpréter
Selon Eurostat, le coût horaire moyen du travail en 2025 était de 13,60 € en Roumanie, contre 34,90 € dans l’Union européenne. Les coûts non salariaux y pesaient 4,8 % du total, contre 24,8 % dans l’UE. Ce sont des moyennes nationales : elles ne correspondent ni aux tarifs pratiqués en France ni aux cotisations d’un salarié détaché donné.
D’après nos comparaisons, recourir à des intérimaires roumains coûte généralement 15 % à 30 % de moins qu’un recrutement direct. Les frais de personnel sont inférieurs de 20 % à 35 % à ceux de l’intérim français classique. Ces deux comparaisons ne reposent pas sur la même base : chaque devis doit donc préciser exactement ce qu’il comprend.
Quelles vérifications sécurisent un détachement ?
Le détachement de travailleurs roumains repose sur des règles précises. Le donneur d’ordre français a aussi des obligations à respecter. Pour comparer les agences, il faut donc vérifier quatre points : la rémunération, la durée de la mission, les déclarations et les justificatifs fournis.

La rémunération et la durée de la mission
Selon le ministère du Travail, un salarié détaché en France doit recevoir la rémunération française prévue pour son poste, y compris le minimum fixé par la convention collective. Lorsqu’ils sont dus, les frais de transport, de repas et d’hébergement liés au déplacement s’ajoutent à ce salaire. La durée de la mission est encadrée par trois règles :
- Seuil de 12 mois : au-delà, un ensemble plus large de règles françaises du travail s’applique.
- Prolongation à 18 mois : ce seuil peut être porté à 18 mois sous conditions, par une déclaration motivée.
- Postes occupés successivement : les durées de plusieurs salariés s’additionnent s’ils occupent le même poste, pour la même tâche, au même endroit.
Les 24 mois du certificat A1 relèvent d’un autre compteur : celui de la sécurité sociale, selon le CLEISS. Cette différence entre les délais du détachement de personnel à l’étranger est essentielle pour planifier une mission longue.
La déclaration et la vigilance du donneur d’ordre
Outre la déclaration SIPSI évoquée plus haut, l’employeur étranger désigne un représentant en France, chargé de faire le lien avec les agents de contrôle et de leur transmettre les documents demandés.
Le certificat A1 indique de quel régime de sécurité sociale relève le salarié. Il ne remplace pas la déclaration SIPSI. Selon le CLEISS, le maintien au régime roumain suppose notamment que l’employeur ait une activité réelle et importante en Roumanie et qu’il reste l’employeur du salarié pendant la mission.
Avant le détachement, le donneur d’ordre vérifie l’accusé de réception SIPSI. Si l’employeur étranger ne fournit pas les pièces requises, le donneur d’ordre fait lui-même une déclaration dans les 48 heures suivant le début de la prestation. Selon le Code du travail, une déclaration manquante peut coûter jusqu’à 4 000 € d’amende par salarié. L’amende monte à 8 000 € en cas de récidive dans les 2 ans, avec un plafond total de 500 000 €.
Les justificatifs, garanties et points fiscaux
Selon le ministère du Travail, une agence étrangère qui détache des intérimaires doit avoir une garantie financière couvrant les salaires et les indemnités. Pour un contrat d’au moins 5 000 € HT, le donneur d’ordre doit aussi vérifier son cocontractant, à partir de documents en français ou traduits. En cas de contrôle, il faut pouvoir présenter le contrat, l’accusé SIPSI, l’A1 ou la preuve de sa demande, les relevés d’heures et les preuves de paiement des salaires. Le guide des formalités du détachement détaille ces pièces. Dans le BTP, la carte professionnelle des salariés détachés est valable 5 ans depuis le 1er avril 2024. Son dossier doit être mis à jour avant chaque nouveau détachement.
Pour la fiscalité, c’est la convention fiscale franco-roumaine du 27 septembre 1974 qui s’applique. Le seuil de 183 jours ne suffit pas, à lui seul, à rendre un salaire non imposable en France. L’analyse fiscale est indépendante de la question du régime social attesté par l’A1.
Foire aux questions
Que faire si le salarié détaché doit être remplacé ou si le certificat A1 n’est pas obtenu ?
En cas de remplacement, le client doit identifier les formalités individuelles à refaire et prévoir comment la mission continue. Avant une mission où le salarié reste affilié à la sécurité sociale roumaine, le contrat peut prévoir quoi faire si l’A1 n’est pas obtenu. Il peut aussi fixer qui supporte les conséquences si le régime social français s’applique.
Faut-il modifier la déclaration SIPSI si les dates du détachement changent ?
Oui. Tout changement des dates prévues au départ oblige à modifier la déclaration SIPSI. Si la prestation se déroule sur plusieurs sites, la déclaration est rattachée au premier lieu d’intervention, selon l’article R.1263-4-1 du Code du travail.
L’entrée de la Roumanie dans l’espace Schengen dispense-t-elle des formalités de détachement ?
Non. Depuis le 1er janvier 2025, il n’y a plus de contrôles aux frontières terrestres avec la Roumanie. Selon le Conseil de l’Union européenne et France Diplomatie, cela ne supprime ni la déclaration SIPSI ni les conditions du certificat A1.
Les indemnités de logement et de transport peuvent-elles compter dans le salaire minimum du travailleur détaché ?
Non. Les indemnités de transport, de repas ou d’hébergement ne peuvent pas être comptées pour atteindre le salaire minimum applicable. Le salaire brut doit atteindre ce minimum à lui seul.
Faut-il créer une filiale en Roumanie pour y recruter du personnel ?
Non. Il existe trois options : l’embauche directe, la création d’une filiale roumaine qui détache ensuite ses salariés, ou le recours à une agence spécialisée. Une structure roumaine de recrutement doit obtenir l’autorisation du ministère du Travail roumain, ce qui entraîne des coûts importants et une gestion lourde. Passer par une agence évite au client de créer une structure en Roumanie.

