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Une agence d’intérim médical sert d’abord aux établissements qui doivent couvrir un poste vacant sans prendre de risque juridique. Chez Perf Intérim, nous détachons en France des professionnels roumains qualifiés et prenons en charge les démarches administratives.
Quels montages pour le recrutement de soignants roumains ?
Le recrutement d’un soignant roumain ne passe pas par une formule unique. L’intérim, la vacation et le détachement reposent chacun sur un employeur, un contrat et des obligations différents. Avant de lancer un recrutement, l’établissement doit donc savoir quels profils il cherche et qui en sera juridiquement responsable.

Quels profils une agence peut-elle mobiliser ?
Une agence d’intérim médical répond aux besoins des établissements hospitaliers et des structures médico-sociales en personnel médical et paramédical : médecin, infirmier, aide-soignant ou préparateur en pharmacie, selon les qualifications exigées par le poste. Dans le domaine médical, ces missions servent notamment à résoudre des contraintes de planning. Une mission d’intérim médical pour une aide-soignante peut ainsi couvrir une absence ou un pic d’activité.
- Soins et pharmacie : l’intérim santé couvre aussi l’intérim pharmacie, à condition de vérifier la qualification exigée pour chaque acte.
- Service hôtelier : les agents de service hôtelier assurent le bio-nettoyage, la distribution des repas et la logistique de proximité.
- Petite enfance : les besoins peuvent porter sur une auxiliaire de puériculture, une profession distincte de celle d’infirmière puéricultrice.
Perf Intérim s’appuie sur un vivier de plus de 100 000 candidats évalués pour la santé, l’hôtellerie et le service hospitalier. Notre sélection se fait en trois étapes : un entretien téléphonique, un test métier avec un seuil minimum de 85 %, puis un entretien vidéo. Ce vivier couvre aussi les fonctions d’agent de service hôtelier en santé. Chez d’autres employeurs, un réseau national d’agences ne garantit pas, à lui seul, qu’une mission locale existe pour chaque métier. Par ailleurs, selon les métiers et les besoins, les agences spécialisées peuvent proposer des CDD ou des CDI.
Qui emploie le professionnel selon le contrat ?
En intérim français, l’entreprise de travail temporaire emploie l’intérimaire par un contrat de mission. Elle signe en parallèle un contrat de mise à disposition avec l’établissement utilisateur, qui accueille le soignant sans devenir son employeur.
Avec une vacation conclue directement, le professionnel contracte avec l’établissement lui-même. Une agence qui met les parties en relation agit alors comme intermédiaire de placement, sans être l’employeur. Pour chaque emploi médical, il faut donc identifier l’entité qui signe et qui paie.
Comment fonctionne le détachement depuis la Roumanie ?
Une entreprise établie en Roumanie peut détacher temporairement ses salariés en France dans le cadre d’une prestation transfrontalière. Deux conditions doivent être vérifiées : l’entreprise exerce une activité réelle en Roumanie, et le lien d’emploi avec le salarié est maintenu pendant toute la mission.
Lorsqu’une entreprise de travail temporaire roumaine détache un soignant intérimaire, les règles françaises du travail temporaire et celles du détachement s’appliquent ensemble. Le contrat roumain ne fixe pas, à lui seul, le régime applicable.
Le recours à l’intérim exige aussi un motif légal, comme le remplacement d’un salarié absent ou un accroissement temporaire d’activité. Sauf exception légale, il ne peut pas servir à pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’établissement.
Ces repères s’inscrivent dans un contexte national : 233 400 médecins en activité au 1er janvier 2024, soit 1,4 % de plus qu’un an plus tôt, selon la DREES. Ce chiffre ne mesure pas pour autant les disponibilités réelles en intérim.
Un diplôme roumain autorise-t-il à exercer en France ?
Un diplôme européen ne suffit pas, à lui seul, à autoriser un professionnel à prodiguer des soins en France. La nationalité roumaine, la reconnaissance de la qualification, le droit d’exercer et le statut d’intérimaire sont quatre questions distinctes. Chacune se vérifie séparément.

Quelles conditions pour un infirmier ?
Le diplôme roumain d’infirmier responsable de soins généraux peut être reconnu lorsque la formation répond aux exigences européennes. Le régime dépend du titre exact présenté. Les formations plus anciennes suivent des règles particulières, que liste Service Public Entreprendre.
- Formation conforme : reconnaissance selon le régime applicable au titre présenté.
- Exercice habituel : inscription obligatoire à l’Ordre national des infirmiers.
- Formation commencée avant le 1er janvier 2007 : pas de reconnaissance ordinaire sans conditions supplémentaires.
- Anciens titres : attestation d’au moins trois années consécutives d’exercice effectif et licite sur les cinq années précédant sa délivrance, ou validation d’un programme spécial de mise à niveau.
Que doit présenter un médecin ?
Pour un médecin roumain, le contrôle porte sur le diplôme médical de base, le titre de spécialiste si la mission l’exige et les attestations européennes nécessaires. Sauf régime légal particulier, l’inscription au tableau de l’Ordre des médecins est également requise.
Le conseil départemental de l’Ordre statue dans un délai maximal de trois mois une fois le dossier complet. Ce délai peut atteindre six mois pour certains ressortissants d’États tiers lorsqu’une enquête hors de France métropolitaine est nécessaire. Certaines pièces, comme les attestations de bonne situation professionnelle, peuvent devoir dater de moins de trois mois. Une traduction certifiée du diplôme ne vaut pas reconnaissance de la qualification.
Quels autres titres et modes d’exercice vérifier ?
Le diplôme roumain d’aide-soignant n’équivaut pas automatiquement au diplôme d’État français. Il faut examiner le titre exact, la formation suivie, les actes envisagés et les conditions françaises d’accès à la profession. Les sages-femmes, pharmaciens, chirurgiens-dentistes et autres professionnels paramédicaux relèvent de leurs propres règles : celles des infirmiers ne s’appliquent pas à leur contrat. Une prestation temporaire et occasionnelle admissible suit une déclaration spécifique, prévue aux articles L. 4311-22 et L. 4112-7 du Code de la santé publique. Son caractère occasionnel dépend de la durée, de la fréquence, de la périodicité et de la continuité, et le niveau de français nécessaire à la sécurité des soins peut être contrôlé.
Quelles formalités sécurisent la mission détachée ?
Un détachement fiable repose sur trois étapes : les démarches de l’agence, les contrôles de l’établissement avant l’arrivée du soignant, puis un accueil et un suivi encadrés sur site. Chaque acteur garde ses propres obligations.
Les démarches administratives de l’agence
Lorsque la déclaration préalable de détachement est requise, l’entreprise de travail temporaire roumaine la transmet dans SIPSI, le téléservice du ministère du Travail, avant le début de la mission. Elle la modifie ou l’annule lorsque l’article R. 1263-5 du Code du travail l’exige.
- Représentant en France : désigné par l’entreprise étrangère lorsque cette obligation s’applique.
- Garantie financière : obligatoire pour l’entreprise de travail temporaire, elle assure le paiement des salaires et accessoires dus au personnel détaché.
- Document A1 : il atteste la législation de sécurité sociale applicable. Il ne remplace ni la déclaration SIPSI ni l’autorisation d’exercer une profession de santé.
Un citoyen roumain n’a en principe pas besoin d’une autorisation de travail française du seul fait de sa nationalité. Les règles professionnelles et sociales restent toutefois à vérifier au cas par cas.
Les vérifications avant la prise de poste
Avant de solliciter une agence d’intérim en santé, l’établissement définit le besoin : profession, actes autorisés, service, degré d’autonomie, horaires et niveau de français nécessaire à la sécurité des patients. Il identifie ensuite l’employeur réel.
- Identité et diplôme : pièce d’identité, diplôme original ou copie vérifiable.
- Attestations : conformité ou droits acquis lorsqu’ils sont exigés, plus le titre de spécialité pour un médecin spécialiste.
- Expérience : parcours récent dans la spécialité visée.
L’inscription professionnelle requise se vérifie avant toute prise de poste. Une promesse de mission ne remplace pas une autorisation d’exercice.
De notre côté, Perf Intérim vérifie les diplômes des candidats détachés. Nous prévoyons au moins 40 heures de français technique et de formation aux normes françaises de travail, ainsi qu’un module interculturel consacré aux relations avec les équipes médicales et les patients.
L’accueil et le suivi sur site
Perf Intérim mobilise des profils qualifiés en 5 à 15 jours. Nous prenons en charge le transport, l’hébergement et les formalités du détachement, et chaque soignant signe un contrat bilingue roumain-français.
L’établissement utilisateur organise l’accueil : protocoles d’urgence, de médicaments et de traçabilité, accès informatiques et risques liés au poste. Les salariés temporaires affectés à des postes présentant des risques particuliers bénéficient d’une formation renforcée à la sécurité.
Pendant la mission, l’agence et l’établissement suivent ensemble l’affectation, les horaires, la rémunération et les incidents. Nous assurons un suivi hebdomadaire dédié et un remplacement sous 5 jours en cas d’absence. L’employeur conserve ses obligations sociales, tandis que l’utilisateur répond des conditions de travail qui relèvent de sa responsabilité, comme les horaires de nuit ou la sécurité dans les services hospitaliers.
Combien coûte une mission d’intérim médical ?
Le coût d’une mission d’intérim médical comprend trois montants à ne pas confondre : le salaire du soignant, ses indemnités et la facture adressée à l’établissement. À l’hôpital public, des plafonds encadrent en plus la dépense.

Salaire, indemnités et facture
À poste et qualification comparables, un intérimaire est payé au moins autant qu’un salarié équivalent de l’établissement utilisateur. Il n’existe pas de salaire national unique pour toutes les missions médicales. Le plancher légal reste le SMIC, fixé à 1 867,02 € brut par mois pour 35 heures hebdomadaires depuis le 1er janvier 2026.
- Indemnité de fin de mission : en principe au moins 10 % de la rémunération brute totale, sauf exceptions légales.
- Congés payés : en principe au moins 10 % de l’assiette applicable, qui inclut l’indemnité de fin de mission lorsqu’elle est due.
- Majorations : nuit, dimanche, week-end ou jour férié.
- Frais et rétribution : déplacement, hébergement et marge de l’agence.
Une vacation directe se compare à coût complet, cotisations comprises, et non sur son seul tarif horaire.
| Élément | Référence | Qui en bénéficie |
| Rémunération de base | Au moins égale à celle d’un salarié équivalent, plancher SMIC 1 867,02 € brut | Soignant |
| Indemnité de fin de mission | Au moins 10 % du brut total, sauf exceptions | Soignant |
| Indemnité de congés payés | Au moins 10 % de l’assiette applicable | Soignant |
| Frais et rétribution | Déplacement, hébergement, marge de l’agence | Inclus dans la facture de l’établissement |
Quels plafonds à l’hôpital public ?
Depuis le 1er juillet 2025, l’article 70 de la loi n° 2025-199 étend le plafonnement des dépenses d’intérim à de nouvelles catégories de personnel non médical et de maïeutique, dans les établissements publics de santé et certaines structures sociales ou médico-sociales. Ce plafond ne s’applique pas automatiquement aux cliniques privées. Le décret n° 2025-612 du 2 juillet 2025 déclenche le dispositif dès que le coût moyen d’une mise à disposition dépasse d’au moins 60 % celui d’un emploi permanent comparable, sans réduire le salaire dû au soignant.
Le 15 juillet 2026, la décision du Conseil d’État a annulé une partie de l’arrêté du 5 septembre 2025, notamment certaines modalités relatives aux indemnités et frais, l’absence de plafond propre aux infirmiers de bloc opératoire et plusieurs règles temporelles. Le principe du plafonnement demeure. L’État dispose de six mois pour modifier l’arrêté : chaque contrat doit donc s’appuyer sur les textes en vigueur à sa date de signature.
Quelles restrictions changent le coût ou l’accès ?
Depuis le 1er décembre 2025, les personnels médicaux visés par le décret n° 2025-1147 doivent justifier de deux ans d’exercice en équivalent temps plein avant leur premier contrat d’intérim dans les établissements concernés. Cette condition ne vise pas les vacations conclues directement. Depuis le 1er juillet 2024, une durée minimale d’exercice s’applique aussi à certaines missions des personnels non médicaux, sans interdire tout emploi temporaire à un aide-soignant ou à un infirmier récemment diplômé.
Le comptable public contrôle les rémunérations et les prestations facturées, et rejette les paiements irréguliers qui dépassent les plafonds, en application de l’article L. 6146-4 du Code de la santé publique. Les contrats écrits doivent donc préciser le poste, la qualification, le motif et les éléments de rémunération.
Foire aux questions
Dans quel délai les contrats d’une mission d’intérim doivent-ils être établis ?
Selon les articles L. 1251-42 et L. 1251-17 du Code du travail, le contrat de mise à disposition doit être établi, et le contrat de mission transmis au salarié, au plus tard dans les deux jours ouvrables qui suivent la mise à disposition.
Que faire si l’inscription à l’Ordre du soignant détaché est refusée ?
Lorsque l’inscription est légalement obligatoire pour une profession réglementée, la prise de poste doit être suspendue. Une réaffectation reste envisageable uniquement vers une fonction légalement autorisée, après vérification de la qualification.
Les intérimaires détachés doivent-ils figurer sur le registre du personnel de l’établissement ?
Oui. Les intérimaires détachés sont inscrits sur le registre unique du personnel de l’utilisateur français, selon les règles applicables.
Qui paie la cotisation à l’Ordre national des infirmiers ?
Le professionnel inscrit la paie. Pour 2026, elle s’élève à 35 € par an pour un infirmier salarié du public ou du privé. Elle n’est pas automatiquement à la charge de l’établissement.
Quel risque court un établissement face à une mise à disposition mal qualifiée ?
Une mise à disposition présentée comme une autre prestation, sans réalité économique correspondante, expose à un risque de prêt illicite de main-d’œuvre ou de marchandage. L’article L. 8241-1 du Code du travail encadre le prêt de main-d’œuvre à but lucratif.

