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Recruter du personnel européen demande de connaître précisément les démarches, les documents et les règles applicables en France. L’embauche d’un travailleur roumain en France repose sur un contrat de travail, des justificatifs d’identité et des droits sociaux identiques à ceux des salariés français. Elle peut être facilitée par une agence spécialisée.
Le droit au travail d’un Roumain en France
Depuis le 1er janvier 2014, tout ressortissant roumain peut travailler librement en France, sans visa professionnel ni autorisation préalable. La fin des mesures transitoires, effective au 31 décembre 2013, a ouvert le marché du travail français à ses ressortissants dans les mêmes conditions qu’aux citoyens des autres États membres. Recruter un Roumain revient donc, sur le plan du droit au travail, à recruter un salarié français.

La libre circulation des travailleurs roumains
La libre circulation des travailleurs, consacrée par le droit de l’Union européenne, permet à chaque ressortissant d’un pays de l’Union européenne de s’établir et de travailler dans un autre État membre. Comment embaucher un salarié roumain en France ? Le principe est simple : aucune démarche spécifique liée au droit au travail n’est nécessaire. L’employeur n’a pas à justifier le recrutement par un métier en tension ni à obtenir un accord administratif préalable.
- Libre circulation effective : depuis le 1er janvier 2014, tout ressortissant roumain peut travailler en France sans restriction d’accès au marché du travail.
- Aucun visa requis : ni visa professionnel, ni autorisation de travail, ni titre de séjour obligatoire pour accéder à un emploi salarié.
- Aucune condition sectorielle : l’embauche n’est pas limitée aux métiers en tension; tous les secteurs d’activité sont accessibles.
Le principe de libre circulation s’applique à l’ensemble des ressortissants de Roumanie, quelle que soit leur qualification : ouvriers du BTP, techniciens, ingénieurs ou professionnels de santé. Un employeur qui souhaite embaucher un Roumain n’a donc pas à informer la préfecture ni à solliciter une autorisation liée au droit au séjour. Sur ce point, le recrutement suit les mêmes règles que celui d’un salarié français ou de tout autre citoyen européen.
Les justificatifs d’identité à vérifier
La réglementation concernant le travailleur roumain en France est claire : un passeport roumain ou une carte nationale d’identité roumaine en cours de validité suffit à établir l’identité du candidat et son droit à travailler sur le territoire. L’employeur ne peut pas exiger d’autres documents liés au séjour. Il doit toutefois contrôler l’authenticité et la validité du document avant la signature du contrat de travail, comme pour tout recrutement d’un étranger.
Le document d’identité doit être valide au moment de l’embauche et pendant la mission. Une expiration en cours de contrat peut créer une difficulté administrative pour le salarié comme pour l’employeur.
- Passeport roumain valide : il suffit à justifier l’identité et le droit de travailler; aucun autre titre n’est exigé.
- Carte d’identité roumaine valide : elle constitue une alternative au passeport et établit également le droit à l’emploi en France.
- Vérification d’authenticité : l’employeur doit s’assurer de la validité du document avant la conclusion du contrat, conformément aux règles applicables au recrutement d’un étranger.
Un employeur ne peut pas exiger de titre de séjour, même après plusieurs mois de résidence en France. Il peut être demandé à titre optionnel, mais son absence ne bloque pas légalement l’embauche. Recruter un Roumain en France avec un document d’identité national valide est donc conforme au droit applicable.
L’égalité de traitement à l’embauche
La directive européenne 2004/38/CE garantit à chaque citoyen européen une égalité de traitement sur le marché du travail. Un employeur ne peut pas écarter un candidat roumain qualifié en raison de sa nationalité : un tel refus constituerait une discrimination directe interdite par le droit de l’UE et par le droit français. Les citoyens roumains bénéficient des mêmes conditions d’accès à l’emploi, des mêmes conventions collectives et de la même protection que les salariés français ou que les ressortissants des autres pays de l’Union européenne.
Sur le plan social, aucune distinction n’est opérée entre un salarié français et un ressortissant roumain embauché localement. Le Code du travail s’applique pleinement : durée légale, congés payés, protection contre le licenciement abusif et affiliation à la Sécurité sociale. Pour le recrutement de travailleurs roumains en France, cette égalité offre un cadre protecteur au salarié et une sécurité juridique à l’employeur. Elle confirme qu’embaucher un travailleur roumain, embaucher un salarié roumain ou recruter un Roumain répond à un processus clair, sans autorisation de travail supplémentaire.
Formalités de recrutement du salarié roumain
Embaucher un salarié roumain directement en France implique les mêmes formalités administratives que tout recrutement local. L’employeur doit effectuer les démarches auprès des organismes sociaux, activer ses comptes sur les plateformes dédiées et réunir le dossier du travailleur avant sa prise de poste.
La DPAE et les organismes sociaux
La procédure à suivre pour embaucher un salarié étranger en France, lorsqu’il s’agit d’un ressortissant roumain de l’UE, suit les règles ordinaires du recrutement local. La déclaration préalable à l’embauche (DPAE) doit être transmise à l’URSSAF au plus tard huit jours avant la prise de poste, ou à la MSA pour un salarié agricole. Elle déclenche l’affiliation au régime français de sécurité sociale et ouvre les droits sociaux dès le premier jour de travail. Les formalités d’embauche d’un salarié respectent ce même cadre quelle que soit la nationalité européenne du candidat.
- DPAE à l’URSSAF : la déclaration est obligatoire au minimum huit jours avant la prise de poste. Pour le secteur agricole, la MSA remplace l’URSSAF.
- Activation des comptes employeurs : les accès à Net-entreprises et à l’URSSAF doivent être opérationnels avant toute déclaration. Ces plateformes centralisent les échanges administratifs.
- Affiliation AGIRC-ARRCO : l’inscription au régime de retraite complémentaire s’applique dès le premier collaborateur embauché, sans délai de carence.
- Mutuelle collective : l’employeur doit proposer une complémentaire santé dès l’intégration, avec une participation patronale minimale de 50 %. Une dispense reste possible sous conditions strictes et avec un justificatif écrit.
L’absence de DPAE est juridiquement assimilée à du travail dissimulé. Les sanctions peuvent atteindre 45 000 € d’amende et trois ans d’emprisonnement pour une personne physique, ainsi que 225 000 € pour une personne morale. En cas d’erreur, l’employeur dispose de deux jours à compter de la réception de l’accusé de réception pour demander une rectification à l’URSSAF. La vérification du dossier avant transmission est donc essentielle.
Registre, santé et protection sociale
À la différence de l’embauche d’un ressortissant non européen, qui peut nécessiter une déclaration en préfecture, un ressortissant roumain ne fait l’objet d’aucune formalité préfectorale spécifique liée à son statut. Il doit toutefois être inscrit au registre unique du personnel dès son premier jour, avec sa date d’entrée, son poste et la nature de son contrat. L’omission de cette inscription peut être sanctionnée lors d’un contrôle de l’inspection du travail.
L’employeur doit également organiser une visite d’information et de prévention dans les trois mois suivant l’embauche, en tenant compte du poste et des risques professionnels. La visite atteste l’aptitude au poste et ouvre le dossier de suivi de santé au travail.
L’absence de contrôle préfectoral
Un employeur qui souhaite embaucher un salarié roumain n’a pas à solliciter la préfecture pour vérifier son droit au travail. Ce contrôle concerne les ressortissants de pays tiers à l’UE, titulaires d’un titre de séjour dont la validité et la mention du droit au travail doivent être vérifiées au moins deux jours ouvrables avant l’embauche. Cette obligation ne s’applique pas aux citoyens de l’Union européenne.
Dans le cadre légal du détachement roumain, d’autres obligations peuvent s’ajouter, notamment la déclaration SIPSI et le formulaire A1. Ce régime reste distinct de l’embauche directe en France. Pour un contrat individuel conclu sur le territoire français, l’employeur applique les règles sociales et contractuelles de droit commun, sans autorisation préalable liée à la nationalité roumaine.
L’employeur évite des démarches longues liées au titre de séjour ou à une autorisation de travail et peut concentrer ses efforts sur la sélection des compétences, la conformité du contrat et l’intégration du salarié. Le recrutement devient plus lisible, plus rapide et plus sûr.
Contrat et droits du salarié roumain
Le contrat de travail d’un salarié roumain embauché directement en France relève intégralement du code du travail français et de la convention collective applicable à son secteur d’activité. Les règles sont les mêmes que pour tout salarié local : aucune dérogation ne concerne la rémunération minimale, la durée du travail ou les congés payés. Une bonne maîtrise de ces obligations protège l’ employeur contre les risques de contentieux.

Les clauses essentielles du contrat
Tout contrat individuel conclu avec un salarié roumain recruté localement doit être rédigé en français et comporter les mentions obligatoires prévues par le code du travail. Une clause manquante peut fragiliser la relation contractuelle et exposer l’employeur à un litige lors de la rupture. La précision du document est particulièrement importante pour les postes à responsabilité et les secteurs réglementés.
- Qualification professionnelle : le poste, son intitulé exact et le niveau de qualification doivent être définis avec précision, en référence à la convention collective applicable.
- Période d’essai : sa durée doit respecter les dispositions légales et conventionnelles, avec une mention claire des conditions d’un éventuel renouvellement.
- Conditions particulières de travail : le lieu d’exécution, l’organisation du temps de travail et les sujétions propres au poste doivent figurer dans le document contractuel.
- Rémunération : le salaire convenu doit au moins atteindre le SMIC français ou le minimum conventionnel lorsqu’il est plus favorable. Aucune dérogation n’est possible.
Le contrat individuel doit aussi prévoir la collecte des documents nécessaires à la gestion administrative du salarié : numéro de sécurité sociale, RIB pour le versement du salaire, attestations de droits et justificatifs familiaux. L’absence initiale d’un numéro de sécurité sociale ne bloque pas l’embauche : les démarches d’immatriculation permettent de régulariser la situation. Toutefois, chaque document manquant doit être transmis dans un délai de trente jours afin d’éviter la clôture du dossier.
Salaire, durée du travail et congés
Le salaire minimum applicable au salarié roumain embauché en France correspond au SMIC français, fixé à 11,65 € brut par heure, sans période d’adaptation ni dérogation liée à la nationalité. La durée légale du travail est de 35 heures hebdomadaires. Les heures supplémentaires suivent les règles de majoration prévues par le droit du travail français. Le ministère du travail veille à l’application uniforme de ces dispositions, quelle que soit l’origine du salarié.
Les congés payés s’acquièrent à raison de 2,5 jours ouvrables par mois travaillé, soit 30 jours par an. Les jours fériés légaux français s’appliquent également. Ces droits sont identiques à ceux des salariés français et des ressortissants d’un État membre de l’ union européenne. Un employeur qui recruterait un salarié roumain en dessous de ces minima engagerait sa responsabilité civile et pénale.
Diplômes et documents du salarié
Dans les professions réglementées, santé, ingénierie ou certaines fonctions techniques, l’employeur doit vérifier la conformité des diplômes et certifications du candidat roumain avec les exigences légales et conventionnelles du poste. La roumanie disposant d’un système universitaire reconnu au niveau européen, la validation des diplômes roumains en France est généralement facilitée par les mécanismes de reconnaissance mutuelle prévus par le droit de l’ UE. Cette vérification sécurise l’affectation du salarié et protège l’entreprise en cas de contrôle.
Pour les postes non réglementés, le recrutement repose surtout sur l’évaluation des compétences pratiques et de l’expérience. Les agences spécialisées dans le recrutement de profils roumains organisent généralement des tests techniques adaptés au secteur, BTP, logistique ou agroalimentaire, et vérifient les habilitations nécessaires, comme les CACES pour les caristes ou les habilitations électriques. Cette présélection renforce l’adéquation du profil au poste dès son intégration.
Cas distinct des salariés hors Union européenne
Les règles applicables aux ressortissants roumains doivent être distinguées de celles qui concernent les salariés hors Union européenne. Les obligations de l’employeur varient selon le statut du candidat : citoyens de l’UE, ressortissants de l’Espace économique européen ou personnes originaires d’un pays tiers ne suivent pas les mêmes procédures.

Pourquoi le Roumain n’est pas concerné
Un citoyen européen peut être embauché sans titre de séjour spécifique. Son passeport ou sa carte d’identité nationale valide suffit à établir son droit au travail en France. L’employeur n’a donc ni vérification préfectorale à effectuer, ni autorisation à demander, ni délai administratif lié au statut migratoire du salarié.
- Pas de titre de séjour requis : un document d’identité national roumain valide justifie le droit au travail en France.
- Pas de démarche préfectorale : aucune vérification auprès de la préfecture n’est exigée avant ou après l’embauche d’un ressortissant roumain.
- Pas de taxe OFII : aucune taxe due à l’Office français de l’immigration et de l’intégration ne s’applique à l’embauche d’un citoyen européen, y compris par un particulier employeur.
Ces dispenses découlent du statut de citoyen européen, garanti par les traités de l’UE et la directive 2004/38/CE. En France, un ressortissant roumain dispose des mêmes droits d’accès à l’emploi que les citoyens des autres pays de l’Union européenne. Cette équivalence facilite le recrutement international et élargit le vivier de candidats des entreprises.
Contrôles pour les ressortissants hors UE
Pour un salarié hors Union européenne, les obligations de l’employeur sont plus contraignantes. La vérification du titre de séjour doit être réalisée au moins deux jours ouvrables avant la date d’embauche, par courrier recommandé avec accusé de réception ou par courriel à la préfecture compétente. Si le document ne mentionne pas explicitement le droit à travailler, une autorisation de travail distincte doit être obtenue avant la prise de poste.
- Vérification préfectorale : elle est obligatoire au moins deux jours ouvrables avant l’embauche d’un ressortissant d’un pays tiers à l’UE titulaire d’un titre de séjour.
- Autorisation de travail préalable : elle est indispensable lorsque le titre présenté ne permet pas l’exercice d’une activité salariée en France.
- Taxe OFII applicable : l’employeur la règle lors de la première admission au séjour de certains travailleurs étrangers hors UE; son montant dépend de la situation.
- Sanctions en cas de non-conformité : l’embauche d’un étranger hors UE sans autorisation de travail valide expose l’employeur à des amendes et à des poursuites pénales, sans régularisation rétroactive simple.
Aucune de ces vérifications ne s’impose pour un ressortissant roumain. Pour approfondir la délivrance des autorisations de travail applicables aux ressortissants non européens, les services publics présentent les quatre conditions cumulatives à remplir ainsi que les délais à prévoir.
| Critère | Salarié roumain (UE) | Salarié hors UE |
| Titre de séjour requis | Non | Oui (selon le type de titre) |
| Autorisation de travail | Non requise | Obligatoire si titre non habilitant |
| Vérification préfectorale | Aucune | Obligatoire (2 jours ouvrables avant) |
| Taxe OFII | Non applicable | Applicable selon les cas |
| Document d’identité suffisant | Passeport ou carte d’identité | Titre de séjour valide |
Autorisation de travail et taxe OFII
L’autorisation de travail est délivrée par les services compétents, notamment la DREETS ou la préfecture. Elle permet à un ressortissant hors UE d’exercer une activité salariée en France. Les citoyens de l’Union européenne en sont dispensés : leur droit au travail découle directement de leur statut. Cette dispense s’applique quelle que soit la durée ou la nature du contrat envisagé.
La taxe OFII correspond à une contribution financière liée à la première admission au séjour de certains travailleurs étrangers hors UE. Elle est due par l’employeur, non par le salarié. Cette contribution ne s’applique pas aux citoyens de l’Union européenne; aucune somme de cette nature n’est donc due par un particulier employeur ou une entreprise qui recrute en Roumanie ou dans un autre État membre de l’UE.
Un travailleur détaché depuis la Roumanie par une entreprise roumaine relève d’un régime spécifique, encadré par les directives européennes sur le détachement. Un salarié embauché localement sous contrat de droit français relève d’obligations distinctes.
Détachement et recrutement via une agence
Le détachement d’un travailleur roumain constitue une alternative structurée à l’embauche directe en France, notamment pour les besoins temporaires et les projets à durée définie. Ce dispositif repose sur un cadre juridique européen précis, différent d’un contrat de travail ordinaire. Il impose des formalités à l’employeur roumain comme à l’entreprise française d’accueil. Ce cadre allège la gestion administrative par rapport à une embauche locale.
Distinguer l’embauche locale et le détachement
L’embauche directe en France entraîne la conclusion d’un contrat de travail soumis au droit français, avec l’affiliation immédiate du salarié au régime français de sécurité sociale. Dans le cadre d’un détachement, le lien contractuel entre le travailleur roumain et son employeur établi en Roumanie est maintenu. Le salarié intervient en France pour une mission définie, sans faire l’objet d’un recrutement local.
Ce régime s’appuie sur les directives européennes 96/71/CE et 2018/957/UE. Un travailleur détaché depuis la Roumanie ne doit donc pas être assimilé à un salarié en CDI local ni à un intérimaire recruté en France. La durée maximale du détachement est fixée à vingt-quatre mois : douze mois initiaux, prolongeables une fois. Au-delà des douze premiers mois, la quasi-totalité des règles françaises du droit du travail s’applique automatiquement, puis intégralement au-delà de vingt-quatre mois.
SIPSI, A1 et obligations liées à la mission
Avant l’arrivée en France, l’employeur établi en Roumanie doit effectuer une déclaration préalable sur la plateforme numérique SIPSI, gérée par la DREETS, environ quinze jours à l’avance. Cette démarche génère un numéro de dossier, principale preuve de régularité en cas de contrôle. Chaque salarié détaché doit faire l’objet d’une déclaration distincte, y compris lorsque plusieurs travailleurs interviennent sur le même site ou chantier.
- Formulaire A1 : délivré par les autorités roumaines de sécurité sociale, il atteste le maintien de l’affiliation en Roumanie pendant la mission et évite une double cotisation. Il doit être obtenu avant le départ et conservé sur le lieu de travail.
- Représentant légal en France : l’employeur roumain doit désigner un représentant établi sur le territoire français, habilité à présenter les documents requis lors d’un contrôle de l’inspection du travail.
- Conservation des documents : les contrats bilingues, bulletins de paie et relevés d’heures traduits en français doivent être conservés pendant trois ans après la fin de la mission. En cas de demande, ils doivent être transmis à l’inspection du travail dans un délai de vingt jours.
L’absence de déclaration SIPSI expose l’employeur à une amende de 4 000 € par salarié non déclaré, portée à 8 000 € en cas de récidive dans un délai de trois ans. Elle peut également entraîner des poursuites pour travail dissimulé ainsi que le rapatriement immédiat du travailleur détaché. Dans le BTP, des obligations supplémentaires s’appliquent : carte BTP nominative obligatoire avant toute intervention sur chantier, formulaire Cerfa n° 61-2091 en cas d’hébergement collectif et registre du personnel dès le premier jour sur site.
L’accompagnement au recrutement en France
Ces agences assurent la présélection des candidats, les entretiens téléphoniques, les tests de compétences techniques sectoriels et les entretiens vidéo avec un expert métier. Elles prennent aussi en charge les principales démarches administratives : déclaration SIPSI, obtention du formulaire A1 et rédaction de contrats bilingues conformes aux deux législations applicables.
Avant leur départ, les travailleurs sélectionnés suivent une formation intensive de 40 à 50 heures consacrée au français professionnel, aux normes de sécurité françaises et à la culture d’entreprise. L’agence organise également la logistique de déplacement et d’hébergement : billet d’avion, transfert et logement à moins de 10 km du site de travail. Ce dispositif permet une mise à disposition opérationnelle en moins de quinze jours, avec du personnel qualifié et immédiatement opérationnel sur chantier ou en production.
La fidélisation des profils reste un enjeu majeur dans les secteurs en tension, notamment le BTP, la logistique et l’agroalimentaire. Les agences les plus structurées proposent des primes trimestrielles, des cours de français en continu et un accès à des certifications reconnues par les conventions collectives françaises. Elles sécurisent les missions de longue durée pour les entreprises d’accueil. Pour les entreprises d’accueil, le bénéfice est concret : des effectifs plus stables sur des missions de plusieurs mois.
Foire aux questions
Un ressortissant roumain a-t-il besoin d’une autorisation de travail pour travailler en France ?
Non. Depuis le 1er janvier 2014, un ressortissant roumain bénéficie de la libre circulation au sein de l’Union européenne et peut travailler en France sans autorisation de travail, visa professionnel ni titre de séjour obligatoire. Un passeport roumain ou une carte nationale d’identité roumaine en cours de validité suffit à justifier son droit au travail. L’employeur n’a aucune démarche à effectuer auprès de la préfecture pour valider le statut du salarié roumain, contrairement aux formalités exigées pour un ressortissant hors UE. Cette règle découle du droit européen applicable aux citoyens de l’UE qui résident dans un autre État membre.
Quelles sont les obligations de l’employeur lors de l’embauche d’un salarié roumain en France ?
L’employeur doit accomplir les formalités ordinaires applicables à tout recrutement local. Il vérifie l’authenticité du document d’identité roumain avant la signature du contrat de travail, adresse la déclaration préalable à l’embauche (DPAE) à l’URSSAF au moins huit jours avant la prise de poste, puis inscrit le salarié au registre unique du personnel dès le premier jour. Il assure également l’affiliation à l’AGIRC-ARRCO et la mise en place d’une mutuelle collective. Une visite médicale d’information et de prévention doit être organisée dans les trois mois suivant l’embauche. Le contrat de travail, qui peut prendre la forme d’un contrat individuel, est rédigé en français et comporte les mentions obligatoires prévues par le Code du travail.
Quelle est la différence entre l’embauche directe et le détachement d’un travailleur roumain ?
L’embauche directe crée un contrat individuel régi par le droit français. Le salarié roumain est alors affilié au régime français de sécurité sociale et soumis à l’intégralité du Code du travail français dès le premier jour. Le détachement maintient, à l’inverse, le lien contractuel entre le travailleur roumain et son employeur établi en Roumanie. La mission est temporaire, tandis que l’affiliation à la sécurité sociale roumaine est conservée grâce au formulaire A1.
Ce dispositif implique des formalités spécifiques : déclaration SIPSI, désignation d’un représentant légal en France et conservation des documents pendant trois ans. Sa durée est limitée à vingt-quatre mois consécutifs maximum. Au-delà, les règles françaises s’appliquent intégralement.

